Déesse déchue

2 novembre, 2008

Starlight

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 0:14

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Let me hold you by Hero HEROINE

Far away
The ship is taking me far away
Far away from my memories
Of the people who care if I live or die

Starlight
I will be chasing your starlight
Until the end of my life
I don't know if it's worth it anymore

And hold you in my arms
I just wanted to hold
You in my arms

My life
You electrify my life
Lets conspire to re-ignite
All the souls that would die just to feel alive

But I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away

Our hopes and expectations
Black holes and revelations
Our hopes and expectations
Black holes and revelations

Hold you in my arms
I just wanted to hold
You in my arms

Far away
The ship is taking me far away
Far away from my memories
Of the people who care if I live or die

I'll never let you go
If you promise not to fade away
Never fade away

Our hopes and expectations
Black holes and revelations
Yeah
Our hopes and expectations
Black holes and revelations

Hold you in my arms
I just wanted to hold
You in my arms

I just wanted to hold

Muse




26 janvier, 2008

Tu ne te souviendras pas

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 17:01

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I walk alone by Queen Of Ladies toilets

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits, cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier.

Tu ne te souviendras pas
De mon visage, de mon nom.
Les marionnettes d'ici-bas
Font trois petits tours et puis s'en vont.

Tu ne te souviendras pas
Du vent, des algues, de cette plage,
De ce silence, de notre émoi
Quand se sont mêlés nos visages.

Tu ne te souviendras pas.
Nous étions là, émerveillés.
J'ai glissé un peu contre toi.
Contre toi, tu m'as entraînée.

Tu ne te souviendras pas
De nos corps couchés sur le sol.
Les corps s'enfoncent comme les pas
Dans le sable où le vent les vole.

Tu ne te souviendras pas.
Doucement, la nuit s'est penchée,
Traînant dans son manteau de soie
Des morceaux de ciel étoilé.

L'amour nous menait en voyage.
Longtemps, nous avons navigué.
La mer se cognait au rivage.
Dans tes yeux, je me suis noyée.

L'amour nous menait en voyage.
On s'est aimé, on s'est aimé.
Qu'il fut merveilleux, le naufrage
Quand, dans tes bras, j'ai chaviré.

Passent les jours, file le temps,
S'égrènent les calendriers,
Brûle l'été, soufflent les vents.
Moi, je ne peux rien oublier.

J'attends sur la plage déserte
Et je vis le creux du passé.
Je laisse ma porte entrouverte.
Reviens, nous pourrons la fermer.

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits, cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier…

 

Paroles et musique : Barbara

13 février, 2007

Pourtant

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 23:52

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Je me souviens de tout du premier jour
Naïve j'aspirais au parfait amour
Pour peine perdue je me suis battue
Au bonheur évanoui, que reste t-il de mes chimères

Je t'ai tout donné, tout sans hésiter
Ma peau, mon sang, mon coeur et trois années
Pourquoi trahir ?
Dis-moi ton plaisir
A torturer ainsi sans un regret mes sens et ma vie

Je hais cet ange noir que tu es
Je porte encore cette entaille que tu m'as fais
Et je transpire de tout mon sang
Ma passion de toi et ma rage autant
Garde tes mots et tes présents
Je les méprise autant que tu me mens
J'implore encore
Brise les chaînes qui m'attachent à toi
Car pourtant je t'aime…

Tous autour de moi me crient le vrai
Les yeux bandés pour toi, même si je sais
Passable sermon
Je souris pardon
Vos mots, votre pitié, n'atteignent pas mon être aliéné

Je hais cet ange noir que tu es
Je porte encore cette entaille que tu m'as fais
Et je transpire de tout mon sang
Ma passion de toi et ma rage autant
Garde tes mots et tes présents
Je les méprise autant que tu me mens
J'implore encore
Brise les chaînes qui m'attachent à toi
Car pourtant je t'aime…

Je hais cet ange noir que tu es
Je porte encore cette entaille que tu m'as fais
Et je transpire de tout mon sang
Ma passion de toi et ma rage autant
Garde tes mots et tes présents
Je les méprise autant que tu me mens
J'implore encore
Brise les chaînes qui m'attachent à toi
Car pourtant je reste là

Elodie Frégé

25 janvier, 2007

L’abandon

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 23:11

  La chanson de Zophiel me fait du mal, me fait du bien…

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Il est tard.
Non en fait,
Pas très tard.
Mais en tout cas trop tard
pour que toi et moi on se voit
Et surtout pour que moi,
je vienne jusqu'à chez toi.

Ne me demande pas de me souvenir du temps
où je venais même par mauvais temps,
quand je venais
à n'importe quelle heure,
avec le sourire et des fleurs.
Parce que ce temps-là,
moi quand j'y repense,
je me dis que c'était un autre que moi,
mais sûrement plus moi.

Je ne me souviens plus de la première fois
où je me suis dit
« Je ne t'aime plus »
Je ne sais pas pourquoi,
d'un jour à l'autre
tout ce qui me plaisait m'a d'un coup énervé chez toi.

J'aime plus les bruits
que tu fais quand tu dors,
j'aime plus ton rire,
j'le trouve toujours trop fort.
Alors je quitte la pièce mais même la,
Je te jure que je l'entends quand même.
Ces choses là ne s'arrangent pas.
Ne me dis plus jamais que tu m’aimes.
Parce que quand tu dis ça,
J'ai l'impression d'être un monstre.
Mais comment je peux penser ça de toi ?
Je te regarde assise là, et je vois.

Quelqu'un,
qui m'a toujours voulu qu'du bien mais.
Quelqu'un,
qui m'a dit oui quand je lui ai dit viens,

Quelqu'un,
que j'ai l'impression d'avoir toujours connu,
Mais quelqu'un,
que je ne connais plus.

Je ne te regarde pas,
Je ne te souris pas.
Je ne fais pas attention à toi.
A chaque fois qu'on voit des gens,
c'est simple,
dès qu'il y à quelqu'un d'autre,
pour moi, t'existes plus vraiment.
J'ose même plus penser
à notre mono position sexuelle,
bienvenue au royaume de la relation bimensuelle.
C'est triste de se dire
qu'il ne nous reste plus que des souvenirs.
C'est dur à dire mais faut bien le dire.

Alors,
je compte jusqu'à trois
et je commence à parler.
Toi tu commences à paniquer,
je regarde tes yeux devenir
tout rouges pendant que
tu montres la porte du doigt
en gueulant
« Bouge, Bouge de chez moi. »
En descendant la cage d'escalier
je presse le pas pour plus t'entendre crier.

Ca y est, je fuis.
Quelqu'un a du rajouter des marches,
ou alors c'est l'effet du H,
mais plus je m'échappe plus ta voix me rattrape.
Pendant que tu descends,
je sais maintenant que
L'abandon est un crime et la fuite est son châtiment.

Pour
Quelqu'un,
qui m'a toujours voulu qu'du bien mais.
Quelqu'un,
qui m'a dit oui quand je lui ai dit viens,
Quelqu'un,
que j'ai l'impression d'avoir toujours connu,
Mais quelqu'un,
que je ne connais plus. (bis)

Batlik (Assis Là 2005 « à brûle pour point »)

 




22 janvier, 2007

Les petits riens

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:48

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Les petits riens qui font les grands moments
Qui vont qui viennent, quand ils ont le temps
Les atomes de vie qu’on attrape en rêvant

Ces petits riens ont tous quelque chose
Quelque chose en commun qui nous métamorphose
Ces éclairs de vie qui courent entre les choses

Saurions-nous les retrouver ?
Voudrais-tu les partager ?
Ces moments de vérité
Hum…

Les p’tits détails qui ne paient pas mine
Les petits bouts de gestes qui soudain illuminent
Un souffle entre les mots, un rire qui culmine

Saurions-nous les retrouver ?
Voudrais-tu les partager ?
Ces moments de liberté
Hum…

Te passes la main dans tes cheveux
Je regarde le ciel ciel !?

Ooh mon ange
Ooh mon cœur

Ces petits riens qui font nos grands moments
Ils vont ils viennent ils prennent tout leur temps
Et plus on les désire, plus on les attend…

Pourrions nous encore en vivre ?
Pourrions nous encore en vivre !

Jean-Louis Aubert

12 janvier, 2007

Aime moi encore

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 19:47

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Là tes cheveux qui me frôlent
Mon visage sur ton épaule
Donne moi de ta chaleur
Contre ta peau sur ton cœur

Toi si fragile et si belle
Emmène-moi sous ton aile
Je veux que tu me protèges
Du mauvais sort des sortilèges

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore

Comme un animal blessé
Lèche-moi le bout du nez
De mes cauchemars de mes rêves
Réveille-moi du bout des lèvres

Sans le savoir d'un sourire

Tu me touches je te désire
Là ton ventre qui palpite
Sur des vagues d'eau bénite

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore
Encore

Paroles: Ph. Gaillard + Charts

5 janvier, 2007

Bring me to life

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:55

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How can you see into my eyes like open doors
Leading you down into my core
Where I've become so numb without a soul my spirit sleeping somewhere cold
Until you find it there and lead it back home wake me up inside
Wake me up inside
Call my name and save me from the dark
Bid my blood to run
Before I come undone
Save me from the nothing I've become Now that I know what I'm without
You can't just leave me
Breathe into me and make me real
Bring me to life

Wake me up inside
Wake me up inside
Call my name and save me from the dark
Bid my blood to run
Before I come undone
Save me from the nothing I've become
Bring me to life
Bring me to life

Frozen inside without your touch without your love darling
Only you are the life among the dead

All this time I can't believe I couldn't see
Kept in the dark but you were there in front of me
I've been sleeping a thousand years it seems
Got to open my eyes to everything
Without a thought without a voice without a soul
Don't let me die here
There must be something more
Bring me to life

Wake me up inside
Wake me up inside
Call my name and save me from the dark
Bid my blood to run
Before I come undone
Save me from the nothing I've become
Bring me to life
Bring me to life

Evanescence




4 janvier, 2007

A night like this

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:03

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Say goodbye on a night like this
If it's the last thing we ever do
You never looked as lost as this
Sometimes it doesn't even look like you
It goes dark
It goes darker still
Please stay
But I watch you like I'm made of stone
As you walk away

I'm coming to find you if it takes me all night
A witch hunt for another girl
For always and ever is always for you
Your trust
The most gorgeously stupid thing I ever cut in the world

Say hello on a day like today
Say it everytime you move
The way that you look at me now
Makes me wish I was you
It goes deep
It goes deeper still
This touch
And the smile and the shake of your head

I'm coming to find you if it takes me all night
Can't stand here like this anymore
For always and ever is always for you
I want it to be perfect
Like before
I want to change it all

I want to change

The Cure

3 janvier, 2007

Redonne-moi

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:53

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Comme un fantôme qui se promène
Et l'âme alourdie de ses chaînes
Réussir sa vie
Quand d'autres l'ont meurtrir, et
Réussir sa vie, même si…
Comprendre ne guérit… pas
Et ce fantôme se promène
Là, sous l'apparence gît le blème
Murmure des flots…
L'onde à demi-mot
Me…
Murmure que l'on doit parfois
Retrouver une trace… de soi

Redonne-moi,
Redonne-moi l'autre bout de moi
Débris de rêves, le verre de fêle
Redonne-moi la mémoire de ma…
Peut être sève ? Peut être fièvre ?
Redonne-moi pour une autre fois
Le goût de vivre, un équilibre
Redonne-moi l'amour et le choix
Tout ce qui fait qu'on est roi

Comme un fantôme qui se démène
Dans l'aube abîmée sans épiderme
Et nul n'a compris
Qu'on l'étreint à demi et…
Et nul n'a surpris son cri :
Recommencer sa vie,
Aussi,

Mylène Farmer

17 décembre, 2006

Mes regrets

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:29

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Inutile de te lever pour m'écouter
Navré de te déranger une si belle soirée
Ta robe de mariée est faite pour épouser
Mes regrets, mes regrets

Ne crains rien de moi je ne troublerai pas
Ton bonheur qui commence où finit ma joie
Vraiment je n'savais pas qu'en un soir on pouvait…
Mais à quoi bon, à quoi bon…

A quoi bon te dire que la vie n'est possible qu'avec toi
Tu ne m'écoutes pas
Tu n'me vois pas
Comme tu es loin déjà

Si une heure un soir on pouvait se revoir
J'ai dit des mots stupides et vides d'espoir
Il faut me pardonner je ne m'suis pas encore…
Habitué, habitué

Il faut dire que tout change si rapidement
Je dois fermer les yeux pour te voir comme avant
Non non ne parles pas
En moi j'entends ta voix comme avant, comme avant

Elle me dit des mots cette voix
Comme c'est loin tout ça
Mais parles, fais quelque chose ne me laisse pas
M'en aller comme ça

Navré d'avoir dérangé une si belle soirée
Je suis venu avant tout pour te demander
Non pas de revenir, seul'ment de n'pas sourire
Sourire, ne pas sourire

Michel Polnareff

4 décembre, 2006

La première fille

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:39

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J'ai tout oublié des campagnes
D'Austerlitz et de Waterloo
D'Italie, de Prusse et d'Espagne
De Pontoise et de Landernau

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
La première étrangère
A qui l'on a dit "tu"
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
Comme elle nous était chère
Qu'elle soit fille honnête
Ou fille de rien
Qu'elle soit pucelle
Ou qu'elle soit putain
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
De la première fille
Qu'on a pris dans ses bras

Ils sont partis à tire-d'aile
Mes souvenirs de la Suzon
Et ma mémoire est infidèle
A Julie, Rosette ou Lison

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
C'était une bonne affaire
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
J'ai changé ma vertu
Contre une primevère
Que ce soit en grand' pompe
Comme les gens "bien"
Ou bien dans la rue
Comme les pauvres et les chiens
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
De la première fille
Qu'on a pris dans ses bras

Toi qui m'a donné le baptême
D'amour et de septième ciel
Moi, je te garde et, moi, je t'aime
Dernier cadeau du Père Noël

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
On a beau faire le brave
Quand elle s'est mise nue
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
On n'en menait pas large
Bien d'autres, sans doute
Depuis sont venues
Oui, mais entre toutes
Celles qu'on a connues
Elle est la dernière
Que l'on oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras

Georges Brassens

29 novembre, 2006

La grasse matinée

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:58

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II est terrible
Le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim

Elle est terrible aussi la tête de l'homme
La tête de l'homme qui a faim
Quand il se regarde à six heures du matin
Dans la glace du grand magasin
Une tête couleur de poussière

Ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
Dans la vitrine de chez Potin
Il s'en fout de sa tête l'homme
Il n'y pense pas
Il songe
Il imagine une autre tête
Une tête de veau par exemple
Avec une sauce de vinaigre
Ou une tête de n'importe quoi qui se mange
Et il remue doucement la mâchoire
Doucement
Et il grince des dents doucement
Car le monde se paye sa tête
Et il ne peut rien contre ce monde
Et il compte sur ses doigts un deux trois
Un deux trois

Cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
Et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
Ça dure
Trois jours
Trois nuits
Sans manger
Et derrière ces vitres
Ces pâtés ces bouteilles ces conserves
Poissons morts protégés par les boîtes
Boîtes protégées par les vitres
Vitres protégées par les flics
Flics protégés par la crainte
Que de barricades pour six malheureuses sardines…

Un peu plus loin le bistro
Café-crème et croissants chauds
L'homme titube
Et dans l'intérieur de sa tête un brouillard de mots
Un brouillard de mots
Sardines à manger
Oeuf dur café-crème
Café arrosé rhum.
Café-crème
Café-crème
Café-crime arrosé sang !…

Un homme très estimé dans son quartier
A été égorgé en plein jour l'assassin le vagabond lui a volé
Deux francs
Soit un café arrosé
Zéro franc soixante-dix deux tartines beurrées
Et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

Il est terrible
Le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.

Jacques Prévert

23 novembre, 2006

Les filles seules

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:47

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Les filles seules
Elles habitent avec des copines, les filles seules
Parlent des plats qu'elles se cuisinent, elles s'engueulent
À propos de choses anodines qui les agacent
Elles dorment avec des pyjamas très confortables
Elles ont l'horaire du cinéma dans un cartable
Où elles se font aussi des listes interminables
Les filles seules
Elles rêvent pourtant d'aventures et de voyages
De promenades sans chaussures le long d'une plage
Mais dans le fond d'une cabine d'essayage
Un ventre rond sous un maillot les décourage
Elles passeront juillet dans leur deuxième étage
Elles n'ont pas toujours l'air plus jeune que leur âge
Les filles seules
Elles ont de l'humour à revendre et elles rigolent
Y a même des jours où on s'demande si elles sont folles
Elles ont des drôles d'habitudes de vieilles filles
Elles exagèrent un peu chaque fois qu'elles s'maquillent
Se trouvent de nouveaux défauts, de nouvelles rides
Tellement les pauvres filles seules s'examinent
Elles magasinent
Les jeudis, vendredis, samedis soir, elles décident
Du prochain film qu'elles iront voir, elles s'obstinent
Contre celle qui connaît l'histoire et qui la raconte
Et pendant ce temps-là, elles ne se rendent plus compte
Qu'elles se sentent seules jusqu'au bout des ongles
Et que cette maudite solitude leur fait honte
Les filles seules
Elles rêvent pourtant d'aventures et de voyages
De caresses et d'amour et même de mariage
Mais pour les hommes, elles sont plutôt difficiles
Les filles seules ont fini de croire aux idylles
L'amour qu'elles veulent court pas toujours les rues de leur ville
On peut bien les entendre dire que c'est une chance
Que pour les enfants, elles n'auraient pas la patience
Dès qu'elles ont un pied dans le parc, il faut les voir
Pendant des heures, faire danser les balançoires
Et revenir la larme à l'œil et le cœur triste
Malgré les airs déterminés, elle se trahissent
Les filles seules sont souvent les plus romantiques
Les filles seules
Elles habitent avec des copines
Les filles seules
Parlent des plats qu'elles se cuisinent
Elles conservent
Scellé avec de la paraffine
Un cœur de rêve

Paroles et musique : Lynda Lemay

20 novembre, 2006

Supplique pour être enterré sur la plage de Sète

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:55

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La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connus la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçus de l'amour la première leçon,
Avalais la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Plantez, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois, pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Georges Brassens

19 novembre, 2006

Je t’aime à en crever

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 23:21

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Oh oui je t'aime, je t'aime à en crever
… tes pneus pour que tu restes là.

Je n'aime que toi, je t'aime à en pleurer.
Mes yeux ne jurent que par toi.

Et ils s'embuent de trop d'amour,
et quand j'ai bu,ils se font lourds.
Et mes paupières se ferment alors,
et je m'endors à mon malheur.
Mes rêves m'éloignent loin de ton corps,
j'ai peur de perdre ton odeur.
Et même si je te serre très fort,
je ne peux m'empêcher d'avoir peur.
Où est ton corps lorsque tu dors,
Où Est Ton Coeur !

Oh oui je t'aime, je t'aime à en crever
… tes pneus pour que tu restes ici.

Je n'aime que toi, je t'aime à te graver sur moi,
de peur que tu t'enfuies.

Et je n'en ai jamais assez,
je crie ton nom,je le tatoue.
Sur le mollet, derrière le cou.
tu es mon piercing,mon venin.
Je te dessine sur mes seins,
mon corps est comme un mausolée
A ta mémoire, car si tu meurs,
tu vis en dessins sous les pores
De ma peau fine et sur mon coeur,
Sur Mon Coeur !

Oh oui je t'aime, je t'aime comme un diamant
…scintillant d'une amoureuse ardeur.

Je n'aime que toi, mais tu prends l'air méfiant
… pourquoi tu dis que je te fais peur ?

Alors que moi je…
Je t'aime, je t'aime à en crever
… tes pneus, pour pouvoir te garder.

Anaïs 

16 novembre, 2006

Les meilleurs ennemis

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 20:58

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Les meilleurs ennemis du monde
Voilà ce que nous sommes
Amorce de sourires et de bombes
Et du mal qu'on s'donne

C'est toi contre moi
On s'y retrouve
On s'y perd
C'est toi contre moi
On se révolte
On se soumet
Mets-toi contre moi
La guerre encore
On s'y fait
Mets-toi contre moi
Pourvu qu'on reste

Les meilleurs ennemis du monde
Et tant pis si on l'est
Le mariage du ciel et de l'ombre
Je te hais comme tu es

C'est toi contre moi
On s'y retrouve
On s'y perd
C'est toi contre moi
On se révolte
On se soumet
Mets-toi contre moi
La guerre encore
On s'y fait
Mets-toi contre moi
Pourvu qu'on reste

Le détour
Quand tu prends de l'avance
{… ennemis}
Le discours
Quand tu veux le silence
{… ennemis}
La corde à ton arc
La corde à ton cou
Fidèle envers et contre nous

Les meilleurs ennemis

C'est toi contre moi
Et moi contre toi
C'est toi contre moi
On se retrouve
On se perd
Et toi contre moi
On se révolte
On se soumet
Mets-toi contre moi
La guerre encore
Je te promets
Mets-toi contre moi
Qu'on restera

Les meilleurs ennemis

Paroles: Zazie
Musique: Jaconelli, Obispo, Zazie  

15 novembre, 2006

Et dans 150 ans

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:56

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Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De ta première ride, de nos mauvais choix,
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,
Des types qui votent les lois là bas au gouvernement,
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,
Du temps qui avance, de la mélancolie,
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,
Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,
Alors souris.

Dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,
De ce que t'étais belle, et des rives arrachées,
Des années sans sommeil, 100 millions de femmes et
Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer,
De la course solennelle qui condamne sans ciller,
Alors souris.

Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus
A ce qu'on a aimé, à ce qu'on a perdu,
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues !
Finir tous dans la terre, mon dieu ! Quelle déconvenue.
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,
Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,
Il leur restera rien de nous, pas plus que d'eux,
J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu,
Alors souris.

Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,
On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix,
Dans ce bal des classés, encore je vois large,
P't'être qu'on sera repassés dans un très proche, un naufrage,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais que veux-tu ?…

Raphaël

13 novembre, 2006

Qu’est-ce que t’es belle

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 19:55

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J'me sens pas belle
Quand tu marches, tu marches vers moi.

Qu'est-ce que t'es belle
Quand tu penses, tu penses à toi.

J'me sens pas belle
Quand tu sais que je sais pas.

Qu'est-ce que t'es belle
Quand tu dis, tu dis je crois.

J'me sens pas belle
Quand tu ris, tu ris de quoi?

Qu'est ce que t'es belle
Quand tu doutes, tu doutes de toi.

Refrain:
Le soleil est là, le soleil est là, aide-moi.
Le soleil est là, cache -toi dans mes bras.

J'me sens pas belle
Quand tu parles, tu parles de quoi?

Qu'est ce que t'es belle
Quand t'as peur t'a peur de toi.

J'me sens pas belle
Quand tu rêves tu rêves à quoi?

Qu'est-ce que t'es belle
Quand tu penses, tu penses à moi

 Marc Lavoine & Catherine Ringer

9 novembre, 2006

Quand la bouteille est vide

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:26

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Quand la bouteille est vide
Je craque une allumette
Et la bouteille vide
Se remplit de lumière

Jean-Jacques Goldman

P… de toi

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:58

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Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus
Je semais des violettes et chantais pour des prunes
Et tendais la patte aux chats perdus

Ah ah ah ah putain de toi
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte
Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat
Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte
C'était toi, c'était toi, c'était toi

Les yeux fendus et couleur pistache
T'as posé sur mon cœur ta patte de velours
Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

Au quatre coins de ma vie de bohème
T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
C'était toi la pluie et le beau temps

Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette
Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
Et faisais des misères à mes chats

Le comble enfin, misérable salope
Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger
T'as couru sans vergogne, et pour une escalope
Te jeter dans le lit du boucher

C'était fini, t'avais passé les bornes
Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats

Georges Brassens

6 novembre, 2006

Solitude

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:39

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How many times have you told me you love her
As many times as I've wanted to tell you the truth
How long have I stood here beside you
I live through you
You looked through me

Ooh, Solitude,
Still with me is only you
Ooh, Solitude,
I can't stay away from you

How many times have I done this to myself
How long will it take before I see
When will this hole in my heart be mended
Who now is left alone but me

Ooh, Solitude,
Forever me and forever you
Ooh, Solitude,
Only you, only true

Everyone leave me stranded
Forgotten, abandoned, left behind
I can't stay here another night

Your secret in my heart
Who could it be

Ooh, Can't you see
All along it was me
How can you be so blind
As to see right through me

And Ooh, Solitude,
Still with me is only you
Ooh, Solitude,
I can't stay away from you

Ooh, Solitude,
Forever me and forever you
Ooh, Solitude,
Only you, only true

Evanescence

Goodbye my lover

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:14

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Did I disappoint you or let you down?
Should I be feeling guilty or let the judges frown?
'Cause I saw the end before we'd begun,
Yes I saw you were blinded and I knew I had won.
So I took what's mine by eternal right.
Took your soul out into the night.
It may be over but it won't stop there,
I am here for you if you'd only care.
You touched my heart you touched my soul.
You changed my life and all my goals.
And love is blind and that I knew when,
My heart was blinded by you.
I've kissed your lips and held your head.
Shared your dreams and shared your bed.
I know you well, I know your smell.
I've been addicted to you.

Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.

I am a dreamer but when I wake,
You can't break my spirit - it's my dreams you take.
And as you move on, remember me,
Remember us and all we used to be
I've seen you cry, I've seen you smile.
I've watched you sleeping for a while.
I'd be the father of your child.
I'd spend a lifetime with you.
I know your fears and you know mine.
We've had our doubts but now we're fine,
And I love you, I swear that's true.
I cannot live without you.

Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.

And I still hold your hand in mine.
In mine when I'm asleep.
And I will bear my soul in time,
When I'm kneeling at your feet.
Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.
I'm so hollow, baby, I'm so hollow.
I'm so, I'm so, I'm so hollow.

James Blunt

3 novembre, 2006

Sache que je

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:59

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Il y a des ombres dans " je t'aime "
Pas que de l'amour, pas que ça
Des traces de temps qui traînent
Y a du contrat dans ces mots là

Tu dis l'amour a son langage
Et moi les mots ne servent à rien
S'il te faut des phrases en otage
Comme un sceau sur un parchemin

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

Il y a mourir dans " je t'aime "
Il y a je ne vois plus que toi
Mourir au monde, à ses poèmes
Ne plus lire que ses rimes à soi

Un malhonnête stratagème
Ces trois mots là n'affirment pas
Il y a une question dans " je t'aime "
Qui demande " et m'aimes-tu, toi ? "

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

Paroles et Musique : Jean-Jacques Goldman

16 octobre, 2006

Reprendre, c’est voler

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 19:29

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Je garderai les disques, et toi l’électrophone
Les préfaces des livres, je te laisse les fins
Je prends les annuaires, et toi le téléphone
On a tout partagé, on partage à la fin

Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal
A toi la grande table, à moi les quatre chaises
Tout doit être bien clair et surtout bien égal
On partage les choses quand on ne partage plus les rêves

Tu garderas tes X et moi mes XY
Tant pis, on saura pas c’que ça aurait donné
C’est sûrement mieux comme ça, c’est plus sage, plus correct
On saura jamais c’qu’en pensait l’intéressé(e?)

Mais l’amour, tu peux tout le garder
Un soir, je te l’avais donné
Et reprendre, c’est voler
Et reprendre, c’est voler

Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman

 

11 octobre, 2006

Pas l’indifférence

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:35

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J’accepterai la douleur
D’accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs

J’accepte quoiqu’il m’en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs

Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur

Et j’apprendrai les souffrances
Et j’apprendrai les brûlures
Pour le miel d’une présence
Le souffle d’un murmure

J’apprendrai le froid des phrases
J’apprendrai le chaud des mots
Je jure de n’être plus sage
Je promets d’être sot

Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur

Je donnerai dix années pour un regard
Des châteaux, des palais pour un quai de gare
Un morceau d’aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore

Echangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n’importe où mais changer de paysage

Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent
Et qui sourient comme on pleure

 Paroles et musique : Jean Jacques Goldman

10 octobre, 2006

Vitam impendere amori

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 17:37

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    Dans le crépuscule fané
    Où plusieurs amours se bousculent
    Ton souvenir gît enchaîné
    Loin de nos ombres qui reculent

    Ô mains qu’enchaîne la mémoire
    Et brûlantes comme un bûcher
    Où le dernier des phénix noire
    Perfection vient se jucher

    La chaîne s’use maille à maille
    Ton souvenir riant de nous
    S’enfuir l’entends-tu qui nous raille
    Et je retombe à tes genoux

    Le soir tombe et dans le jardin
    Elles racontent des histoires
    À la nuit qui non sans dédain
    Répand leurs chevelures noires

    Petits enfants petits enfants
    Vos ailes se sont envolées
    Mais rose toi qui te défends
    Perds tes odeurs inégalées

    Car voici l’heure du larcin
    De plumes de fleurs et de tresses
    Cueillez le jet d’eau du bassin
    Dont les roses sont les maîtresses

    Ô ma jeunesse abandonnée
    Comme une guirlande fanée
    Voici que s’en vient la saison
    Et des dédains et du soupçon

    Le paysage est fait de toiles
    Il coule un faux fleuve de sang
    Et sous l’arbre fleuri d’étoiles
    Un clown est l’unique passant

    Un froid rayon poudroie et joue
    Sur les décors et sur ta joue
    Un coup de revolver un cri
    Dans l’ombre un portrait a souri

    La vitre du cadre est brisée
    Un air qu’on ne peut définir
    Hésite entre son et pensée
    Entre avenir et souvenir

    Ô ma jeunesse abandonnée
    Comme une guirlande fanée
    Voici que s’en vient la saison
    Des regrets et de la raison

Guillaume Apollinaire

9 octobre, 2006

Je te rends ton amour

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:29

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M’extraire du cadre
Ma vie suspendue
Je rêvais mieux
Je voyais l’âtre
Tous ces inconnus
Toi parmi eux

Toile
Fibre qui suinte
Des meurtrissures
Tu voyais l’âme
Mais j’ai vu ta main
Choisir Gaugin

Et je te rends ton amour
Redeviens les contours
Je te rends ton amour
C’est mon dernier recours
Je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Redeviens les contours
” la femme nue debout “

M’extraire du cadre
La vie étriquée
D’une écorchée
J’ai cru la fable
D’un mortel aimé
Tu m’as trompé

Toi
Tu m’as laissé
Me compromettre
Je serai ” l’Unique “
Pour des milliers d’yeux
Un nu de maître

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le miens est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…
Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…

Parole et Musique : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat

6 octobre, 2006

Il n’y a pas d’amour heureux

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:59

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Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

Louis Aragon

 

13 septembre, 2006

J’aime pas l’amour

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:16

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C’est toujours la même chose
Même histoire, même parcours
Mêmes mots, mêmes roses
Mêmes yeux de velours

J’aime pas l’amour

A chaque fois voilà
C’est reparti pour un tour
Les chabadabada
Sur la plage de Cabourg

J’aime pas l’amour

Et ces “Main dans la main”
Et ces “toujours toujours”
On connaît le refrain
Un petit air balourd
Des paroles de rien
Même pas d’Aznavour
C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

J’crois pas au prince charmant
Le coq dans la basse-cour
Ses blablas, c’est du flan
Et ça manque d’humour

J’aime pas l’amour

En v’la du baratin
Tout gluant de glamour
C’est du Pascal Jardin
Dans ses plus mauvais jours

J’aime pas l’amour

Et la main dans la main
C’est pour toujours toujours
Il est beau le vaurien
Le gentil troubadour
Dès le lendemain matin
Il ressemble à Gainsbourg
C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

Si tu crois me séduire
Ah ce que tu te goures
Je suis sourde au désir
et le désir rend sourd

J’aime pas l’amour

Pas de main dans la main
Pas de toujours toujours
On sait c’que ça devient
C’est un compte à rebours
Avant le coup d’surin
Des adieux sans retours
Des Valmy, des Verdun
Et des chagrins d’amour

Juliette Noureddine

Mon coeur, mon amour

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 13:49

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Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Ca dégouline d’amour,
C’est beau mais c’est insupportable.
C’est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :

“Elle est bonne ta quiche, amour”
“Mon coeur, passe moi la salade”
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

C’est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière

“Coucou qu’est ce que tu fais mon coeur ?”
“La même chose qu’y a une demie heure… “
“J’ t’ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas…
Alors j’ t’ai rappelé… pour la douzième fois de la journée…
En niquant tout mon forfait…
Mais qu’est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après…
Non c’est toi qui raccroches… Non c’est toi…
Non c’est toi qui raccroches… Non c’est toi…
Non c’est toi… C’est toi … Bon d’accord je te rappelle… “

Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Anaïs

 

8 septembre, 2006

Accrocher mon coeur

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:48

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J’vais accrocher mon cœur ici
Dans c’garde-robe de la maison
Entre deux costumes de ski
Morts en même temps que la saison

J’vais l’accrocher en attendant
De peut-être le donner aux pauvres
En même temps que la paire de gants
Et qu’ma ridicule tuque mauve

J’vais accrocher mon cœur
J’sais pas pourquoi j’te l’dis
J’vais accrocher mon cœur ici !

J’vais accrocher mon cœur ici
Ça fait tellement longtemps qu’il traîne
Tu t’cognes dessus et ça t’ennuie
Vaut mieux ranger ces choses qui gênent

J’vais l’accrocher comme ces patins
Que j’ose pas jeter, que j’garde là
Juste au cas où, quand je sais bien
Qu’ils ne me resserviront pas

J’vais accrocher mon cœur ici
Dans c’garde-robe de la maison
Parce qu’y fait pas tellement joli
Dans la nouvelle décoration

J’vais l’accrocher mon cœur, promis
J’suis sûre qu’y a un support vacant
C’est pas la seule fois de sa vie
Que ça va lui faire un pincement

J’vais accrocher mon cœur ici
Parce qu’y est trop gros dans la cuisine
Parce qu’y est trop tassé dans not’lit
Parce qu’y est trop lourd pour ma poitrine

J’vais accrocher mon cœur ici
Et p’t'être qu’un jour, laisse-moi rêver
En te cherchant un parapluie
Tu seras content de l’retrouver

Parole et musique : Lynda Lemay 

29 août, 2006

Un petit peu amoureux

Enregistré dans : Mon recueil de poésie, Rien que pour Toi — deessedechue @ 12:46

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Ça fait longtemps qu’on l’a perdu
ce p’tit air qui s’envole
Y a des jours faudrait tout, tout raconter
‘Vaut mieux s’enfuir au petit jour
pas revenir, adieu l’amour
Y a des jours on devrait tout essayer
Un p’tit peu
amoureux

C’est juste un mot qu’on s’dit plus
comme toutes ces choses qu’on abandonne
Y a des jours faudrait tout, tout arrêter
Y a pas grand monde aux alentours,
même les sirènes chantent plus l’amour.
Y a des jours faudrait tout, tout oublier
Un p’tit peu
amoureux

Vas-y dis-moi tout c’que tu penses
je sais c’est vrai on a pas eu d’chance.
Y a des jours faudrait tout, tout s’raconter
Faudrait pouvoir prendre le large, mettre les voiles
même si c’est loin, même si c’est mal
Y a des jours faudrait au moins essayer
d’être encore
un p’tit peu
amoureux
Juste un petit peu amoureux

Non, arrête pas même si j’frissonne
après tout ce temps, y a tant de choses qui résonnent
déraisonnent
Et si on était encore
un p’tit peu
amoureux ?
Dis-moi que t’es encore
un p’tit peu
amoureux

Zazie

Peut-être a-t-il révé

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:41

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Il vit très bien sans elle
la ville n'a pas changé
le matin il descend
comme on donne à manger
à un petit enfant
son ventre se rappelle

Puis il ouvre un journal
sans le vouloir vraiment
tout ça lui est égal
un morceau de métal
dans sa gorge est planté
mais il semble vivant
peut-être a-t-il rêvé

Comme dans un songe on croit trouver de l'or
au matin au réveil
c'est un peu de soleil
fondu au matin

Il vit très bien ainsi
comme dans un flocon
qu'importe le flacon
pourvu qu'il ait l'ivresse
alors il se redresse
peut-être a-t-il rêvé

Comme dans un songe on croit trouver de l'or
au matin la tendresse
c'est un corps dans les draps
qui dort au matin

Il sait qu'elle reviendra
la chambre n'est pas faite
comme quand elle était là
brûlure de cigarette
sur le meuble de bois
peut-être a-t-il rêvé

Comme quand on croit que tout peut arriver
au matin au réveil
c'est un peu de soleil fondu
au matin au réveil

Raphaël

11 août, 2006

Les passantes

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 10:40

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Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

Paroles : Antoine Pol
Musique : Jean Bertola

10 août, 2006

tu manques

Enregistré dans : Mon recueil de poésie, Rien que pour Toi — deessedechue @ 22:08

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Y a des qualités de silence
Comme les étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l’on entend presque pas

Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas

Tu manques, si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l’aurais supposé
Moi qui ne tiens pas même au vent

Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez-vous ?, à demain

On apprend tout de ses souffrances
Moi, j’ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l’absence
Je suis plus vivant que je crois

Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps

Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d’autres, pas à moi

Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement

Tu m’manques

Jean-Jacques Goldman

Le monde est stone

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 21:43

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J’ai la tête qui éclate
J’voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourrir
Stone
Le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J’sais pas si c’est la terre
Qui tourne à l’envers
Ou bien si c’est moi
Qui m’fais du cinéma
Qui m’fais mon cinéma
Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit…
Stone
Le monde est stone
J’ai plus envie d’courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes
Stone
Le monde est stone
Laissez-moi me débattre
N’venez pas m’secourir
Venez plutôt m’abattre
Pour m’empêcher d’souffrir
J’ai la tête qui éclate
J’voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourir
Et me laisser mourir

Paroles : Luc Plamondon
Musique : Michel Berger

Quinze longs jours

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:00

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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines
La plus dolente angoisse est celle d’être loin.

On s’écrit, on se dit que l’on s’aime, on a soin
D’évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste
De l’être en qui l’on met son bonheur, et l’on reste
Des heures à causer tout seul avec l’absent.
Mais tout ce que l’on pense et tout ce que l’on sent
Et tout ce dont on parle avec l’absent, persiste
À demeurer blafard et fidèlement triste.

Oh ! l’absence ! le moins clément de tous les maux !
Se consoler avec des phrases et des mots,
Puiser dans l’infini morose des pensées
De quoi vous rafraîchir, espérances lassées,
Et n’en rien remonter que de fade et d’amer!

Puis voici, pénétrant et froid comme le fer,
Plus rapide que les oiseaux et que les balles
Et que le vent du sud en mer et ses rafales
Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison,
Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon
Décoché par le Doute impur et lamentable.

Est-ce bien vrai ? Tandis qu’accoudé sur ma table
Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux,
Sa lettre, où s’étale un aveu délicieux,
N’est-elle pas alors distraite en d’autres choses ?
Qui sait ? Pendant qu’ici pour moi lents et moroses
Coulent les jours, ainsi qu’un fleuve au bord flétri,
Peut-être que sa lèvre innocente a souri ?
Peut-être qu’elle est très joyeuse et qu’elle oublie ?

Et je relis sa lettre avec mélancolie.

Paul Verlaine

4 août, 2006

Prière

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 10:59

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Me voici devant Vous, contrit comme il le faut.
Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie
Et je n’ai plus d’espoir, et je n’ai plus de joie
Qu’en une en qui je crois chastement, et qui vaut
A mes yeux mieux que tout, et l’espoir et la joie.

Elle est bonne, elle me connaît depuis des ans.
Nous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupables,
Mais nous allions sans trêve aux fins inéluctables,
Balancés, ballottés, en proie à tous jusants
Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché
Sans esprit de retour, et pardons l’un à l’autre…
Or, ce commencement de paix n’est-il point vôtre,
Jésus, qui vous plaisez au repentir caché ?
Exaucez notre voeu qui n’est plus que le vôtre.

Paul Verlaine

3 août, 2006

Recueillement

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:26

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Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,   

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;   

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire

2 août, 2006

Poème d’un anonyme

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:20

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Tout le monde me le dit,
Mais ça m’est impossible,
De ne plus penser à elle,
Qui m’a sauvé la vie.

Fragile, innocente, et belle
J’avais tout, avec elle.
J’ai tout perdu, et bien plus,
Quand elle me dit qu’elle ne me voulait plus.

Ce n’est pas sa faute, elle est comme ça.
Je ne lui en veux pas, comment faire ?
Mais je meurs à petit feu, tout seul, las.

Lorsque je me dis que ça va,
Lorsque je remonte la pente enfin,
Tout me remonte à l’esprit, et là,
Je pleure, encore et encore, sans fin

1 août, 2006

Chanson

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:42

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Mon cheval arrêté sous l’arbre plein de
tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu’il
n’est promesses à leurs rives que tiennent tous
ces fleuves. Feuilles vivantes au matin sont à
l’image de la gloire… 

Et ce n’est point qu’un homme ne soit triste,
mais se levant avant le jour et se tenant avec
prudence dans le commerce d’un vieil arbre,
appuyé du menton à la dernière étoile,
il voit au fond du ciel de grandes choses pures
qui tournent au plaisir. 

Mon cheval arrêté sous l’arbre qui roucoule, je
siffle un sifflement plus pur…
Et paix à ceux qui vont mourir, qui n’ont point
vu ce jour.
Mais de mon frère le poète, on a eu des
nouvelles. Il a écrit encore une chose très
douce. Et quelques-uns en eurent
connaissance. 

Saint John Perse 

28 juillet, 2006

Nudité de la vérité “Je le sais bien”

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:10

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Le désespoir n’a pas d’ailes,
L’amour non plus,
Pas de visage,
Ne parlent pas,
Je ne bouge pas,
Je ne les regarde pas,
Je ne leur parle pas
Mais je suis bien aussi vivant que mon amour
et que mon désespoir.

Paul Eluard 

27 juillet, 2006

Le pont Mirabeau

Enregistré dans : Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:34

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Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire

 





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