Déesse déchue

2 août, 2006

Poème d’un anonyme

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:20

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Tout le monde me le dit,
Mais ça m’est impossible,
De ne plus penser à elle,
Qui m’a sauvé la vie.

Fragile, innocente, et belle
J’avais tout, avec elle.
J’ai tout perdu, et bien plus,
Quand elle me dit qu’elle ne me voulait plus.

Ce n’est pas sa faute, elle est comme ça.
Je ne lui en veux pas, comment faire ?
Mais je meurs à petit feu, tout seul, las.

Lorsque je me dis que ça va,
Lorsque je remonte la pente enfin,
Tout me remonte à l’esprit, et là,
Je pleure, encore et encore, sans fin

1 août, 2006

Chanson

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:42

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Mon cheval arrêté sous l’arbre plein de
tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu’il
n’est promesses à leurs rives que tiennent tous
ces fleuves. Feuilles vivantes au matin sont à
l’image de la gloire… 

Et ce n’est point qu’un homme ne soit triste,
mais se levant avant le jour et se tenant avec
prudence dans le commerce d’un vieil arbre,
appuyé du menton à la dernière étoile,
il voit au fond du ciel de grandes choses pures
qui tournent au plaisir. 

Mon cheval arrêté sous l’arbre qui roucoule, je
siffle un sifflement plus pur…
Et paix à ceux qui vont mourir, qui n’ont point
vu ce jour.
Mais de mon frère le poète, on a eu des
nouvelles. Il a écrit encore une chose très
douce. Et quelques-uns en eurent
connaissance. 

Saint John Perse 

28 juillet, 2006

Nudité de la vérité « Je le sais bien »

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:10

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Le désespoir n’a pas d’ailes,
L’amour non plus,
Pas de visage,
Ne parlent pas,
Je ne bouge pas,
Je ne les regarde pas,
Je ne leur parle pas
Mais je suis bien aussi vivant que mon amour
et que mon désespoir.

Paul Eluard 

27 juillet, 2006

Le pont Mirabeau

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 16:34

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Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire

 

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