Déesse déchue

13 septembre, 2006

Mon coeur, mon amour

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 13:49

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Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Ca dégouline d’amour,
C’est beau mais c’est insupportable.
C’est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :

« Elle est bonne ta quiche, amour »
« Mon coeur, passe moi la salade »
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

C’est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière

« Coucou qu’est ce que tu fais mon coeur ? »
« La même chose qu’y a une demie heure…  »
« J’ t’ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas…
Alors j’ t’ai rappelé… pour la douzième fois de la journée…
En niquant tout mon forfait…
Mais qu’est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après…
Non c’est toi qui raccroches… Non c’est toi…
Non c’est toi qui raccroches… Non c’est toi…
Non c’est toi… C’est toi … Bon d’accord je te rappelle…  »

Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Anaïs

 

8 septembre, 2006

Accrocher mon coeur

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:48

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J’vais accrocher mon cœur ici
Dans c’garde-robe de la maison
Entre deux costumes de ski
Morts en même temps que la saison

J’vais l’accrocher en attendant
De peut-être le donner aux pauvres
En même temps que la paire de gants
Et qu’ma ridicule tuque mauve

J’vais accrocher mon cœur
J’sais pas pourquoi j’te l’dis
J’vais accrocher mon cœur ici !

J’vais accrocher mon cœur ici
Ça fait tellement longtemps qu’il traîne
Tu t’cognes dessus et ça t’ennuie
Vaut mieux ranger ces choses qui gênent

J’vais l’accrocher comme ces patins
Que j’ose pas jeter, que j’garde là
Juste au cas où, quand je sais bien
Qu’ils ne me resserviront pas

J’vais accrocher mon cœur ici
Dans c’garde-robe de la maison
Parce qu’y fait pas tellement joli
Dans la nouvelle décoration

J’vais l’accrocher mon cœur, promis
J’suis sûre qu’y a un support vacant
C’est pas la seule fois de sa vie
Que ça va lui faire un pincement

J’vais accrocher mon cœur ici
Parce qu’y est trop gros dans la cuisine
Parce qu’y est trop tassé dans not’lit
Parce qu’y est trop lourd pour ma poitrine

J’vais accrocher mon cœur ici
Et p’t'être qu’un jour, laisse-moi rêver
En te cherchant un parapluie
Tu seras content de l’retrouver

Parole et musique : Lynda Lemay 

29 août, 2006

Un petit peu amoureux

Classé sous Mon recueil de poésie,Rien que pour Toi — deessedechue @ 12:46

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Ça fait longtemps qu’on l’a perdu
ce p’tit air qui s’envole
Y a des jours faudrait tout, tout raconter
‘Vaut mieux s’enfuir au petit jour
pas revenir, adieu l’amour
Y a des jours on devrait tout essayer
Un p’tit peu
amoureux

C’est juste un mot qu’on s’dit plus
comme toutes ces choses qu’on abandonne
Y a des jours faudrait tout, tout arrêter
Y a pas grand monde aux alentours,
même les sirènes chantent plus l’amour.
Y a des jours faudrait tout, tout oublier
Un p’tit peu
amoureux

Vas-y dis-moi tout c’que tu penses
je sais c’est vrai on a pas eu d’chance.
Y a des jours faudrait tout, tout s’raconter
Faudrait pouvoir prendre le large, mettre les voiles
même si c’est loin, même si c’est mal
Y a des jours faudrait au moins essayer
d’être encore
un p’tit peu
amoureux
Juste un petit peu amoureux

Non, arrête pas même si j’frissonne
après tout ce temps, y a tant de choses qui résonnent
déraisonnent
Et si on était encore
un p’tit peu
amoureux ?
Dis-moi que t’es encore
un p’tit peu
amoureux

Zazie

Peut-être a-t-il révé

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:41

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Il vit très bien sans elle
la ville n’a pas changé
le matin il descend
comme on donne à manger
à un petit enfant
son ventre se rappelle

Puis il ouvre un journal
sans le vouloir vraiment
tout ça lui est égal
un morceau de métal
dans sa gorge est planté
mais il semble vivant
peut-être a-t-il rêvé

Comme dans un songe on croit trouver de l’or
au matin au réveil
c’est un peu de soleil
fondu au matin

Il vit très bien ainsi
comme dans un flocon
qu’importe le flacon
pourvu qu’il ait l’ivresse
alors il se redresse
peut-être a-t-il rêvé

Comme dans un songe on croit trouver de l’or
au matin la tendresse
c’est un corps dans les draps
qui dort au matin

Il sait qu’elle reviendra
la chambre n’est pas faite
comme quand elle était là
brûlure de cigarette
sur le meuble de bois
peut-être a-t-il rêvé

Comme quand on croit que tout peut arriver
au matin au réveil
c’est un peu de soleil fondu
au matin au réveil

Raphaël

11 août, 2006

Les passantes

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 10:40

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Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

Paroles : Antoine Pol
Musique : Jean Bertola

10 août, 2006

tu manques

Classé sous Mon recueil de poésie,Rien que pour Toi — deessedechue @ 22:08

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Y a des qualités de silence
Comme les étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l’on entend presque pas

Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas

Tu manques, si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l’aurais supposé
Moi qui ne tiens pas même au vent

Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez-vous ?, à demain

On apprend tout de ses souffrances
Moi, j’ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l’absence
Je suis plus vivant que je crois

Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps

Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d’autres, pas à moi

Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement

Tu m’manques

Jean-Jacques Goldman

Le monde est stone

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 21:43

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J’ai la tête qui éclate
J’voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourrir
Stone
Le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J’sais pas si c’est la terre
Qui tourne à l’envers
Ou bien si c’est moi
Qui m’fais du cinéma
Qui m’fais mon cinéma
Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit…
Stone
Le monde est stone
J’ai plus envie d’courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes
Stone
Le monde est stone
Laissez-moi me débattre
N’venez pas m’secourir
Venez plutôt m’abattre
Pour m’empêcher d’souffrir
J’ai la tête qui éclate
J’voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourir
Et me laisser mourir

Paroles : Luc Plamondon
Musique : Michel Berger

Quinze longs jours

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:00

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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines
La plus dolente angoisse est celle d’être loin.

On s’écrit, on se dit que l’on s’aime, on a soin
D’évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste
De l’être en qui l’on met son bonheur, et l’on reste
Des heures à causer tout seul avec l’absent.
Mais tout ce que l’on pense et tout ce que l’on sent
Et tout ce dont on parle avec l’absent, persiste
À demeurer blafard et fidèlement triste.

Oh ! l’absence ! le moins clément de tous les maux !
Se consoler avec des phrases et des mots,
Puiser dans l’infini morose des pensées
De quoi vous rafraîchir, espérances lassées,
Et n’en rien remonter que de fade et d’amer!

Puis voici, pénétrant et froid comme le fer,
Plus rapide que les oiseaux et que les balles
Et que le vent du sud en mer et ses rafales
Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison,
Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon
Décoché par le Doute impur et lamentable.

Est-ce bien vrai ? Tandis qu’accoudé sur ma table
Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux,
Sa lettre, où s’étale un aveu délicieux,
N’est-elle pas alors distraite en d’autres choses ?
Qui sait ? Pendant qu’ici pour moi lents et moroses
Coulent les jours, ainsi qu’un fleuve au bord flétri,
Peut-être que sa lèvre innocente a souri ?
Peut-être qu’elle est très joyeuse et qu’elle oublie ?

Et je relis sa lettre avec mélancolie.

Paul Verlaine

4 août, 2006

Prière

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 10:59

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Me voici devant Vous, contrit comme il le faut.
Je sais tout le malheur d’avoir perdu la voie
Et je n’ai plus d’espoir, et je n’ai plus de joie
Qu’en une en qui je crois chastement, et qui vaut
A mes yeux mieux que tout, et l’espoir et la joie.

Elle est bonne, elle me connaît depuis des ans.
Nous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupables,
Mais nous allions sans trêve aux fins inéluctables,
Balancés, ballottés, en proie à tous jusants
Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché
Sans esprit de retour, et pardons l’un à l’autre…
Or, ce commencement de paix n’est-il point vôtre,
Jésus, qui vous plaisez au repentir caché ?
Exaucez notre voeu qui n’est plus que le vôtre.

Paul Verlaine

3 août, 2006

Recueillement

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:26

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Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,   

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;   

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire

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