Déesse déchue

9 novembre, 2006

P… de toi

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 15:58

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Les bonheurs d’ici-bas m’étaient tous défendus
Je semais des violettes et chantais pour des prunes
Et tendais la patte aux chats perdus

Ah ah ah ah putain de toi
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

Un soir de pluie v’là qu’on gratte à ma porte
Je m’empresse d’ouvrir, sans doute un nouveau chat
Nom de dieu l’beau félin que l’orage m’apporte
C’était toi, c’était toi, c’était toi

Les yeux fendus et couleur pistache
T’as posé sur mon cœur ta patte de velours
Fort heureus’ment pour moi t’avais pas de moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

Au quatre coins de ma vie de bohème
T’as prom’né, t’as prom’né le feu de tes vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
C’était toi la pluie et le beau temps

Mais le temps passe et fauche à l’aveuglette
Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
Et faisais des misères à mes chats

Le comble enfin, misérable salope
Comme il n’restait plus rien dans le garde-manger
T’as couru sans vergogne, et pour une escalope
Te jeter dans le lit du boucher

C’était fini, t’avais passé les bornes
Et, r’nonçant aux amours frivoles d’ici-bas
J’suis r’monté dans la lune en emportant mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats

Georges Brassens

6 novembre, 2006

Solitude

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:39

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How many times have you told me you love her
As many times as I’ve wanted to tell you the truth
How long have I stood here beside you
I live through you
You looked through me

Ooh, Solitude,
Still with me is only you
Ooh, Solitude,
I can’t stay away from you

How many times have I done this to myself
How long will it take before I see
When will this hole in my heart be mended
Who now is left alone but me

Ooh, Solitude,
Forever me and forever you
Ooh, Solitude,
Only you, only true

Everyone leave me stranded
Forgotten, abandoned, left behind
I can’t stay here another night

Your secret in my heart
Who could it be

Ooh, Can’t you see
All along it was me
How can you be so blind
As to see right through me

And Ooh, Solitude,
Still with me is only you
Ooh, Solitude,
I can’t stay away from you

Ooh, Solitude,
Forever me and forever you
Ooh, Solitude,
Only you, only true

Evanescence

Goodbye my lover

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 12:14

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Did I disappoint you or let you down?
Should I be feeling guilty or let the judges frown?
‘Cause I saw the end before we’d begun,
Yes I saw you were blinded and I knew I had won.
So I took what’s mine by eternal right.
Took your soul out into the night.
It may be over but it won’t stop there,
I am here for you if you’d only care.
You touched my heart you touched my soul.
You changed my life and all my goals.
And love is blind and that I knew when,
My heart was blinded by you.
I’ve kissed your lips and held your head.
Shared your dreams and shared your bed.
I know you well, I know your smell.
I’ve been addicted to you.

Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.

I am a dreamer but when I wake,
You can’t break my spirit – it’s my dreams you take.
And as you move on, remember me,
Remember us and all we used to be
I’ve seen you cry, I’ve seen you smile.
I’ve watched you sleeping for a while.
I’d be the father of your child.
I’d spend a lifetime with you.
I know your fears and you know mine.
We’ve had our doubts but now we’re fine,
And I love you, I swear that’s true.
I cannot live without you.

Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.

And I still hold your hand in mine.
In mine when I’m asleep.
And I will bear my soul in time,
When I’m kneeling at your feet.
Goodbye my lover.
Goodbye my friend.
You have been the one.
You have been the one for me.
I’m so hollow, baby, I’m so hollow.
I’m so, I’m so, I’m so hollow.

James Blunt

3 novembre, 2006

Sache que je

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:59

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Il y a des ombres dans  » je t’aime  »
Pas que de l’amour, pas que ça
Des traces de temps qui traînent
Y a du contrat dans ces mots là

Tu dis l’amour a son langage
Et moi les mots ne servent à rien
S’il te faut des phrases en otage
Comme un sceau sur un parchemin

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

Il y a mourir dans  » je t’aime  »
Il y a je ne vois plus que toi
Mourir au monde, à ses poèmes
Ne plus lire que ses rimes à soi

Un malhonnête stratagème
Ces trois mots là n’affirment pas
Il y a une question dans  » je t’aime  »
Qui demande  » et m’aimes-tu, toi ?  »

Alors sache que je
Sache le
Sache que je

Paroles et Musique : Jean-Jacques Goldman

16 octobre, 2006

Reprendre, c’est voler

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 19:29

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Je garderai les disques, et toi l’électrophone
Les préfaces des livres, je te laisse les fins
Je prends les annuaires, et toi le téléphone
On a tout partagé, on partage à la fin

Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal
A toi la grande table, à moi les quatre chaises
Tout doit être bien clair et surtout bien égal
On partage les choses quand on ne partage plus les rêves

Tu garderas tes X et moi mes XY
Tant pis, on saura pas c’que ça aurait donné
C’est sûrement mieux comme ça, c’est plus sage, plus correct
On saura jamais c’qu’en pensait l’intéressé(e?)

Mais l’amour, tu peux tout le garder
Un soir, je te l’avais donné
Et reprendre, c’est voler
Et reprendre, c’est voler

Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman

 

11 octobre, 2006

Pas l’indifférence

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:35

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J’accepterai la douleur
D’accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs

J’accepte quoiqu’il m’en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs

Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur

Et j’apprendrai les souffrances
Et j’apprendrai les brûlures
Pour le miel d’une présence
Le souffle d’un murmure

J’apprendrai le froid des phrases
J’apprendrai le chaud des mots
Je jure de n’être plus sage
Je promets d’être sot

Tout mais pas l’indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur

Je donnerai dix années pour un regard
Des châteaux, des palais pour un quai de gare
Un morceau d’aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore

Echangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n’importe où mais changer de paysage

Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent
Et qui sourient comme on pleure

 Paroles et musique : Jean Jacques Goldman

10 octobre, 2006

Vitam impendere amori

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 17:37

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    Dans le crépuscule fané
    Où plusieurs amours se bousculent
    Ton souvenir gît enchaîné
    Loin de nos ombres qui reculent

    Ô mains qu’enchaîne la mémoire
    Et brûlantes comme un bûcher
    Où le dernier des phénix noire
    Perfection vient se jucher

    La chaîne s’use maille à maille
    Ton souvenir riant de nous
    S’enfuir l’entends-tu qui nous raille
    Et je retombe à tes genoux

    Le soir tombe et dans le jardin
    Elles racontent des histoires
    À la nuit qui non sans dédain
    Répand leurs chevelures noires

    Petits enfants petits enfants
    Vos ailes se sont envolées
    Mais rose toi qui te défends
    Perds tes odeurs inégalées

    Car voici l’heure du larcin
    De plumes de fleurs et de tresses
    Cueillez le jet d’eau du bassin
    Dont les roses sont les maîtresses

    Ô ma jeunesse abandonnée
    Comme une guirlande fanée
    Voici que s’en vient la saison
    Et des dédains et du soupçon

    Le paysage est fait de toiles
    Il coule un faux fleuve de sang
    Et sous l’arbre fleuri d’étoiles
    Un clown est l’unique passant

    Un froid rayon poudroie et joue
    Sur les décors et sur ta joue
    Un coup de revolver un cri
    Dans l’ombre un portrait a souri

    La vitre du cadre est brisée
    Un air qu’on ne peut définir
    Hésite entre son et pensée
    Entre avenir et souvenir

    Ô ma jeunesse abandonnée
    Comme une guirlande fanée
    Voici que s’en vient la saison
    Des regrets et de la raison

Guillaume Apollinaire

9 octobre, 2006

Je te rends ton amour

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 18:29

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M’extraire du cadre
Ma vie suspendue
Je rêvais mieux
Je voyais l’âtre
Tous ces inconnus
Toi parmi eux

Toile
Fibre qui suinte
Des meurtrissures
Tu voyais l’âme
Mais j’ai vu ta main
Choisir Gaugin

Et je te rends ton amour
Redeviens les contours
Je te rends ton amour
C’est mon dernier recours
Je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Redeviens les contours
 » la femme nue debout  »

M’extraire du cadre
La vie étriquée
D’une écorchée
J’ai cru la fable
D’un mortel aimé
Tu m’as trompé

Toi
Tu m’as laissé
Me compromettre
Je serai  » l’Unique  »
Pour des milliers d’yeux
Un nu de maître

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le miens est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…

Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…
Et je te rends ton amour
Au moins pour toujours
Je te rends ton amour
Le mien est trop lourd
Et je te rends ton amour
C’est plus flagrant le jour
Ses couleurs se sont diluées
Et je reprends mon amour
Redeviens le contour
De mon seul maître : EGON SHIELE et…

Parole et Musique : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat

6 octobre, 2006

Il n’y a pas d’amour heureux

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:59

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Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

Louis Aragon

 

13 septembre, 2006

J’aime pas l’amour

Classé sous Mon recueil de poésie — deessedechue @ 14:16

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C’est toujours la même chose
Même histoire, même parcours
Mêmes mots, mêmes roses
Mêmes yeux de velours

J’aime pas l’amour

A chaque fois voilà
C’est reparti pour un tour
Les chabadabada
Sur la plage de Cabourg

J’aime pas l’amour

Et ces « Main dans la main »
Et ces « toujours toujours »
On connaît le refrain
Un petit air balourd
Des paroles de rien
Même pas d’Aznavour
C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

J’crois pas au prince charmant
Le coq dans la basse-cour
Ses blablas, c’est du flan
Et ça manque d’humour

J’aime pas l’amour

En v’la du baratin
Tout gluant de glamour
C’est du Pascal Jardin
Dans ses plus mauvais jours

J’aime pas l’amour

Et la main dans la main
C’est pour toujours toujours
Il est beau le vaurien
Le gentil troubadour
Dès le lendemain matin
Il ressemble à Gainsbourg
C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

Si tu crois me séduire
Ah ce que tu te goures
Je suis sourde au désir
et le désir rend sourd

J’aime pas l’amour

Pas de main dans la main
Pas de toujours toujours
On sait c’que ça devient
C’est un compte à rebours
Avant le coup d’surin
Des adieux sans retours
Des Valmy, des Verdun
Et des chagrins d’amour

Juliette Noureddine

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